Thomas
Auriol

thomas.auriol(at)gmx.fr
@thomas_auriol_

Une partie de mon travail de peinture part de l’idée de reflet. Des objets, paysages et motifs abstraits de toutes sortes sont projetés sur toile.
La composition se décide dans un carnet où les notes préparatoires prennent appui sur un ensemble d’expériences vagabondes ou sportives. Les dessins mêlent des images traditionnelles, issues de l’observation, à des abréviations picturales. Ces esquisses s’appuient sur des concepts et motifs empruntés à l’univers du montage vidéo. Les ralentis, fondus et autres transitions s’invitent dans le dessin et rejouent sans cesse un moment, une sorte de voyage temporel bégayant. Ces éléments, une fois prélevés de leur environnement d’origine, cherchent à dépasser leur condition virtuelle pour exister dans le champ de la peinture. L’irrégularité de la ligne, les transparences et discontinuités variées présentes, sont aiguisées lorsqu’elles sont transférées sur grand format. Les différents motifs se juxtaposent et s’entremêlent jusqu’à former une trame qui rappelle celle de la toile. La peinture est déposée en une couche lisse et homogène et vient corroder, fluidifier ou déliter l’image source. J’abuse d’effets séduisants jusqu’à amener la peinture à patiner par moment dans l’artificiel.